Dans un article lu sur le site de l’opposition, cette dernière affirme que la majorité “navigue à vue” sur le financement de la réhabilitation de l’école Champdoux et dénonce une gestion “amateur”. Les faits racontent une toute autre histoire.
1. Un chiffre gonflé : 6 M€ annoncés, 4,8 M€ réels
Dès la première ligne, l’article parle d’un projet “estimé à 6 millions d’euros”.
C’est tout simplement faux : le coût réel de l’opération est de 4,8 M€.
Annoncer 6 M€ au lieu de 4,8 M€, c’est gonfler artificiellement le projet de 1,2 M€, soit environ +25 %.
Ce n’est pas un détail : plus le montant est exagéré, plus il est facile ensuite de dramatiser l’endettement, le coût du crédit et de faire peur sur “l’avenir des finances communales”.
Avant de donner des leçons de sérieux budgétaire, il faudrait au minimum respecter les chiffres réels.
2. Un recours à un cabinet de conseil : signe de sérieux, pas d’improvisation
L’opposition reproche à la maire d’avoir fait appel, en 2025, à un cabinet spécialisé pour rechercher les meilleures offres bancaires pour la phase 2025/2026 du projet.
En réalité, c’est exactement l’inverse de l’“amateurisme” :
- la commune confie la mise en concurrence des banques à un professionnel,
- au moment où les éléments sont consolidés : marchés attribués, calendrier, subventions, plan de financement global.
Ce n’est pas le plan de financement qui n’existe pas, c’est le détail du contrat de prêt qui est optimisé :
choix des banques, type de taux, durée, conditions.
Par ailleurs, les honoraires du cabinet représentent quelques milliers d’euros, ce qui, pour un dossier de 4,8 M€, est précisément le prix à payer pour obtenir de bien meilleures conditions de crédit.
3. Un résultat très concret : un taux à 2,2 % au lieu de 3,5 %
Cette démarche a abouti à un résultat mesurable :
- la commune obtient un taux variable de 2,2 %, indexé sur le taux du Livret A, à la hausse comme à la baisse ;
- dans un contexte de marché où, sans négociation spécifique, on serait plutôt sur un taux fixe autour de 3,5 %.
Pour rappel et afin d’éviter de laisser dire n’importe quoi, rappelons également l’évolution du taux du livret A sur les 25 dernière années :
- Années 2000 : stabilisation autour de 2 à 3 %
- 2015-2020 : planchers historiques à 0,5 %
- 2022-2023 : remontée à 3 % avec le retour de l’inflation
- 2025-2026 ; Baisse du taux à 2,2 %, taux annoncé par la Bansue de France pour 2026 1,8 % (notre taux d’emprunt va donc déjà baisser en 2026)
Autrement dit, la commune ne “découvre” pas son financement à la dernière minute : elle le négocie dans de bonnes conditions et au bon moment, pour ne pas se retrouver enfermée dans un taux fixe élevé. Enfin elle choisit une solution raisonnable et sécurisée sur la durée auprès d’une banque spécialisée.
4. Des économies massives sur 20 ans pour la commune
Sur une durée de 20 ans, l’écart entre ce taux négocié et un taux fixe classique représente des sommes considérables.
En ordre de grandeur, sur 4,8 M€ empruntés :
- avec le taux négocié indexé autour de 2,2 %, par rapport à un taux fixe à 3,5 %, la commune économiserait jusqu’à environ 770 000 € d’intérêts sur la durée ;
- et même si l’on retient un scénario prudent où, en moyenne, le taux variable se situerait plus haut, autour de 2,85 % (moyenne des 25 dernières années + 10 %)
l’économie reste de l’ordre de 390 000 € d’intérêts en moins sur 20 ans…
Ces chiffres montrent bien que l’accompagnement par un cabinet conseil en financement à permis d’économiser plusieurs centaines de milliers d’euros pour la collectivité. Parler d’“amateurisme” dans ces conditions, c’est nier la réalité des faits et assez peu digne d’une équipe qui prétend présider aux destinées de la commune.
5. Ce que révèle vraiment ce débat
Au fond, deux visions s’opposent :
- d’un côté, une opposition qui gonfle le coût du projet (6 M€ au lieu de 4,8 M€) et présente comme “inquiétant” le fait de s’entourer de compétences externes ;
- de l’autre, une majorité qui :
- assume un investissement important mais maîtrisé pour l’école Champdoux,
- fait vérifier et optimiser son financement par un spécialiste,
- obtient un taux très avantageux et fait économiser plusieurs centaines de milliers d’euros à la commune sur 20 ans.
Nous assumons pleinement cette méthode : transparence sur le vrai coût (4,8 M€), recours à l’expertise quand c’est utile, et défense ferme de l’intérêt financier de la commune.
Ce n’est pas “naviguer à vue” : c’est au contraire tenir fermement le cap des investissements nécessaires, avec une gestion rigoureuse de l’argent public.


Ping : Fake Checking N°6 Champdoux : remettre les chiffres, les coûts… et les projets à l’endroit. Vous avez trois heures ! - Saint Denis en Val Naturellement Municipales 2026