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Soyons factuels N°2 : Démocratie participative en panne

Tribune – Premier budget participatif : remettre les faits au centre

L’opposition diffuse un tract affirmant que le budget participatif serait “mal conçu” et “non représentatif”. Il s’agit pourtant du tout premier budget participatif de notre commune. Quelques précisions factuelles s’imposent.

1. Un premier pas concret vers plus de démocratie locale

Mettre en place un budget participatif n’est pas une obligation : c’est un choix politique que notre majorité a fait pour associer davantage les habitantes et habitants aux décisions. C’est un premier pas, pas une fin en soit, ni une édition définitive !

Comme pour tout dispositif nouveau, il est normal que :

  • les montants,
  • les priorités,
  • certaines modalités soient ajustés à l’issue de cette première édition, à partir des retours des services et des habitants.

Présenter ces ajustements comme des “changements de règles” suspects, c’est refuser l’idée même d’une démarche qui se construit et s’améliore dans le temps.

2. 99 votants : un chiffre sorti de son contexte

L’opposition répète que 99 votants sur 7 800 habitants, ce serait “très peu” et donc “non représentatif”.
Ce raisonnement est trompeur :

  • Les 7 800 habitants incluent les enfants et les personnes non éligibles au vote.
  • Dans toutes les communes qui lancent un premier budget participatif, la participation est forcément modeste au début : la notoriété de l’outil et la confiance se construisent édition après édition. Dans les très grosses communes, pour un premier budget participatif la participation se compte en centaine de votants

Ceux qui dénoncent ces “99 votants” ne donnent au passage aucun chiffre sur la participation à leurs propres réunions ou consultations, citées en référence dans le tract.

3. Non, la participation ne se faisait pas “exclusivement sur internet”

Contrairement à ce qu’affirme le tract, le vote ne se limitait pas au site de la commune.

👉 Il était également possible de voter sous format papier, directement à l’accueil de la mairie. Et oui nous l’avions prévu !

Accuser la majorité d’avoir réservé ce premier budget participatif aux seuls “internautes” est donc inexact. L’objectif était justement de permettre à toutes et tous de participer, y compris sans outil numérique.

4. Des projets votés… qui suivent les délais normaux d’une commune

Les projets retenus par les habitants ne disparaissent pas dans un “trou noir” administratif. Mais ils ne peuvent pas non plus être réalisés en quelques semaines :
entre le vote et la mise en œuvre, il faut :

  • des études techniques,
  • des adaptations réglementaires
  • des devis et procédures de consultations de fournisseurs,
  • la coordination avec d’autres travaux / urgences et contraintes opérationnelles et budgétaires.

Faire croire qu’un projet voté lors de ce premier exercice devrait être bouclé quasi immédiatement, sinon c’est un échec, revient à nier la réalité du fonctionnement communal. c’est surtout un peu inquiétant de voir à quel point, notre opposition, ignore encore, malgré les années, la réalité du fonctionnement de la collectivité pour laquelle ils postulent …


Nous assumons d’avoir lancé, pour la première fois à Saint‑Denis‑en‑Val, un budget participatif : un outil perfectible, mais clairement orienté vers plus d’association des habitants aux décisions, qui créé du lien et de l’engagement autour des sujets de développement durable, thème de ce premier budget participatif !.

Plutôt que de décrédibiliser ce premier pas, nous faisons le choix de l’assumer, de l’évaluer et de l’améliorer. C’est ainsi que, progressivement, se construit une véritable culture de participation et de confiance démocratique dans notre commune.

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