Soyons factuels N° 7 : Fiscalité, endettement, financements et associations, quand l’opposition vous promet d’augmenter les impôts !

Un tract de l’opposition circule depuis quelques jours avec des affirmations et des graphiques plus que discutables.
Il nous a une nouvelle fois semblé important de ne pas laisser ces approximations trompeuses sans réponse.
Voici la réalité des chiffres, factuels, vérifiables sur les documents officiels.


DÉCRYPTAGE : LES COULISSES D’UNE MANIPULATION

Quand l’opposition tord les chiffres pour fabriquer de toutes pièces un scénario catastrophe.

Un tract récemment distribué dans nos boîtes aux lettres prétend analyser la gestion de notre commune. Sous des apparences sérieuses et des graphiques colorés se cache en réalité une supercherie intellectuelle.

Il ne s’agit pas ici d’une simple divergence d’opinion politique, mais d’une manipulation technique des données.

Analysons ensemble, point par point, pourquoi leur raisonnement est fallacieux.


1. LE SCANDALE DU GRAPHIQUE FISCAL

C’est le cœur du mensonge. L’opposition présente un graphique intitulé « Évolution des recettes de la part communale » avec une courbe rouge qui s’envole, comparée à une courbe grise (l’inflation) qui semble plate. Ce graphique cumule quatre malhonnêtetés majeures.

A. Le tour de passe-passe des échelles : Mélanger Euros et Pourcentages

Ce graphique est une malhonnêteté intellectuelle totale.
L’opposition y trace une courbe ascendante pour illustrer la pression fiscale, en laissant croire que c’est le résultat des décisions du municipales.

Pourquoi c’est un mensonge ?

  • L’amalgame : Ils affichent l’évolution du montant total de la taxe foncière. Or, ce montant grimpe mécaniquement chaque année parce que l’ÉTAT revalorise les bases locatives (pour suivre l’inflation nationale).
  • Les 4,9 Millions € de la courbe rouge représentent l’ensemble de la fiscalité locale y compris la part de l’état, pas la part communale comme cela est écrit. La part communale représente uniquement 39,9% de cette somme !
  • La réalité communale : Ils masquent la vérité des chiffres communaux. Sur les 6 dernières années, la part communale (le taux voté par le Municipalité) n’a augmenté qu’une seule fois (en 2022). Toutes les autres années (2020, 2021, 2023, 2024, 2025), le taux communal était stable. Dans la continuité absolue des 5 mandats précédent = 0% d’augmentation sur décision de la municipalité!
  • Le verdict : En attribuant à la Mairie la hausse décidée par l’État, ce graphique est une « Fake News » visuelle destinée à tromper les électeurs qui ne sont pas experts en finances publiques.

Pourquoi est-ce trompeur ?

Si la ville gagne par exemple de nouveaux habitants ou construit des logements, la recette totale en euros augmente mécaniquement (plus de gens paient). La courbe monte, mais L’inflation, elle, reste un taux.
En mettant ces deux données sur le même graphique, ils créent artificiellement un écart visuel qui n’a aucun sens, d’autant que les échelles utilisées en augmentent l’impact.

B. L’omission volontaire du transfert Départemental suite à la suppression de la taxe d’habitation

C’est sans doute la plus grosse manipulation. Ils « oublient » d’expliquer la raison principale du bond visuel de la courbe : la réforme de la Taxe d’Habitation.
Suite à la suppression de cet impôt par l’État, la part de la Taxe Foncière qui allait autrefois au Département a été transférée à la Commune pour compenser la perte. Ce n’est pas une augmentation d’impôts décidée par la mairie, c’est un jeu d’écriture comptable national. Utiliser ce transfert technique pour sous entendre que la mairie assomme les contribuables est malhonnête…

C. Le mensonge sur les « bases »

Ils sous entendent que la mairie augmente les bases. C’est faux. La revalorisation des bases locatives est votée chaque année par le Parlement (Loi de Finances), pas par le Conseil Municipal. Nous n’avons aucun pouvoir là-dessus.

D. Le piège de leur « solution » fiscale : Mauvaise nouvelle vos impôts vont augmenter

Sous ce graphique, est écrit : « Indexer la part communale sur l’inflation pour une fiscalité plus juste. »
Derrière cette phrase qui sonne bien (« justice fiscale »), se cache en réalité l’aveu d’une augmentation d’impôts programmée et systématique.

La mécanique du matraquage :

  • Aujourd’hui (Gestion responsable) : Le Maire décide chaque année si une hausse est nécessaire. Résultat : 5 années sur 6 sans hausse. Et 25ans de stabilité totale sur les mandats précédents de la majorité actuelle.
  • Leur projet (Hausse automatique) : En « indexant sur l’inflation », ils s’engagent à augmenter le taux de la commune chaque année, automatiquement, quoi qu’il arrive.

La « Double Peine » pour votre porte-monnaie : C’est là que le piège se referme.

  1. L’État augmente déjà la base de votre maison selon l’inflation.
  2. L’opposition veut augmenter le taux de la ville selon l’inflation. Résultat : Vous ne compensez pas l’inflation, vous la payez deux fois. C’est une mécanique implacable de hausse d’impôts perpétuelle, déguisée en mesure de justice sociale.

2. LA DETTE : UNE VISION À COURT TERME

Sur le tract de l’opposition, le graphique sur la dette montre un pic en fin de mandat pour effrayer le lecteur.
Là encore, le contexte est masqué, les chiffres et indicateurs rassurants sont passés sous silence.

  • Dette de fonctionnement vs Dette d’investissement : Une famille qui s’endette pour jouer au casino, c’est grave. Une municipalité qui emprunte pour rénover son patrimoine, c’est de la gestion responsable.
  • A quoi sert cet argent ? Ce pic d’emprunt n’est pas abstrait : il correspond à des investissements concrets, et utiles, notamment la réhabilitation indispensable du groupe scolaire Champdoux. C’est un choix pour l’avenir de nos enfants et la rénovation énergétique, pas une dépense à fonds perdus.
  • La preuve par les chiffres (2,5 ans vs 12 ans) : Le seul indicateur sérieux pour juger la santé financière d’une ville est la « capacité de désendettement » (le nombre d’années pour rembourser la dette).
    • Le seuil d’alerte critique fixé par la Cour des Comptes est de 12 ans.
    • La moyenne des villes de même strate est d’environ 6 ans.
    • Ce que l’on voit en revanche parfaitement sur ce graphique, c’est le capacité qu’à eu la municipalité à réduire sa dette depuis 2010 pour être en mesure d’assumer cet important investissement en 2025 ! #CQFD

Conclusion : Nous sommes donc très loin de la zone rouge ! Malgré l’investissement conséquent pour l’école Champdoux, nos finances restent extrêmement saines, bien meilleures que la moyenne nationale. Cette rigueur nous laisse d’ailleurs une marge de manœuvre intacte pour mener, via l’emprunt, de nouveaux projets dans l’avenir sans mettre la commune en risque.


3. ASSOCIATIONS : LES FAUSSES PROMESSES

Ils proposent « d’ajuster le budget global des subventions au coût de la vie ». Cette proposition relève de la démagogie :

  1. Le danger de l’indexation : Une subvention publique s’alloue sur dossier, selon des besoins, les projets réels des associations, pas de façon automatique « au guichet ».
  2. L’oubli du soutien indirect (le plus coûteux) : Le tract parle du virement bancaire, mais oublie la réalité des coûts.
    • Qui paie l’électricité du gymnase ? La Mairie, les Dionysiens.
    • Qui paie le chauffage des salles ? La Mairie, les Dionysiens. Ces coûts ont explosé avec la crise énergétique.
      Nous avons fait le choix politique d’absorber ces hausses pour ne pas les répercuter sur les clubs (c’est à dire sans impacter les subventions).
      Si nous suivions leur logique, nous augmenterions peut-être la subvention de quelques euros, mais enverrions nous la facture de chauffage aux associations ? c’est absurde.
  3. La municipalité a toujours été présente aux côté des associations pour les accompagner sur de nouveaux projets.
    Nous préférons fonctionner en mode projet et faire ce que nous avons toujours fait, octroyer si nécessaire des subventions exceptionnelles.

CONCLUSION

Ce tract repose sur une méthode simple : isoler des courbes statistiques de leur contexte et exploiter des réformes techniques complexes pour fabriquer un constat d’échec qui n’en est pas un.

En mélangeant les échelles graphiques, en travestissant un transfert comptable départemental en hausse d’impôts, et en proposant une indexation automatique de l’impôt local sur l’inflation, , l’opposition ne critique pas notre bilan : elle invente une réalité alternative dangereuse pour le Dionysiens.

Gérer une ville, c’est assumer la complexité avec sérieux et pragmatisme, pas tracer des lignes rouges inexistantes sur un tract électoral.

Retour en haut